15/10/2007

Check in


angèle08

j'irai jamais en maison de correction

on ne me corrige pas

je m'honte si je veux

puis je me renverse

je vis de toi

 

20:03 Écrit par Julie-tteboussart dans Général | Lien permanent | Commentaires (6) |  Facebook |

12/10/2007

impatience

arton535


j'onomatope

ronce des talons, talonne, t'accatone, me fourre, m'ennuie

compte et décompte, trace des batons

j'hémoragise

m'enclave, m'épave, m'échaffaude

ronde et doigtée

11:00 Écrit par Julie-tteboussart dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

11/10/2007

il y a toujours un retour

bright-light04
Comme une onde qui bout dans une urne trop pleine.

11:48 Écrit par Julie-tteboussart dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

22/09/2006

J-1 / 4

30 ans moins 1 jour
Bilan de particules alimentaires
Rêve N° 1 accompli avant d'être un rêve
Rêve N° 2 accompli
Rêve N° 3 accompli


En 30 ans, aura :
Couché avec des gens avant de rencontrer l'amour
Rencontré l'amour
Enfanté
Vendu des chaussures
Vendu des espaces publicitaires dans des annuaires téléphoniques
Vendu des gens dans le département HR d'une multinationale
Plaqué le boulot qui consistait à vendre des gens dans le département HR d'une multinationale
Commencé et arrêté les drogues dures
Perdu 4 grands-parents, un père et une quantité non négligeable d'amis
Suivi 3 traitements au roaccutane, subit 1 lipossucion et une réduction mammaire, pris et perdu plus de 50 kilos au total
Perdu la vie de peu 1 fois
Menti un nombre incalculable de fois
Gagné un nombre incalculable de fois

13:32 Écrit par Julie-tteboussart dans Général | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

J-1 / 3

ALORS QUE JE DISAIS DES VÉRITÉS,JE N'AI PAS CHANGÉ D'AVIS

Le plus grand nombre n’est pas mon ami. Le plus grandnombre ne me connaît pas", le plus grand nombre a unegueule de premier de ma face, des airs d'en savoirtrop. Le plus grand nombre ignore qui de Jean qui rit estl'instigateur des complots, l'huile tiède sur lebrasier éteint, la pointe de la canine acérée, limée àcoups d'ongle de pouce.Le plus grand nombre est le mur aux oreilles sales,les yeux en verrues, le sourire dans la nuque, l'apexdans la narine, le plus grand nombre s'en mêle,s'emmêle, s'étale, s'épanche et se ravive.Le plus grand nombre est sous la semelle de ma botte,a mon coude dans l'estomac, mon encre dans le dos.Le plus grand nombre se rassure, conspire, se rachète,geint, porte aux nues des hanches fines, des petitstrous ouverts, des peau tannées, fanées, pas nettes.Le plus grand nombre se vautre dans la cohue, lecafardage et le bruit sourd au point de ne plusentendre la voix qui lui conseille de se tenir biendroit et de se retourner aussi souvent que possible.Le plus grand nombre porte un résidu de salive sur lajoue gauche.

13:19 Écrit par Julie-tteboussart dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

J-1 / 2

le 18/02/2005 16:27 GMT JE DISAIS DES BÊTISES ET J'AI CHANGÉ D'AVIS
Vendredi 18, 17h15
Cette semaine, je me suis prise pour une ménagère etpour la secrétaire d'Hitler.
La Doris day des claviers sans voyelles, l'EsterWilliams du business à trois pattes.
Cette semaine, je me suis facturée 68,17 euros lajournée, 7,57 HeurOS pour ma face de grimace et letapoti lourd de mes ongles mal vernis.
Cette semaine prend fin dans 90 minutes et avec ellece froncement de sourcils, cette grosse langue mollequi répond souvent oui, parfois non.

13:17 Écrit par Julie-tteboussart dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

J-1 / 1

JE DISAIS DES IDOTIES ET J'AI CHANGÉ D'AVIS
Je me méfie des gens qui aiment les mangas, desvieilles filles qui se déguisent pour se rendre à dessoirées gloubi-boulga. Je n'aime pas Sailor Moon ni l'imagerie perverse à la"vient sauter sur mes genoux que je te renverse".Ça m'a pris ce matin dans une escalade de l'Everest demes humeurs. À l’avenir, seules les impressions spontanées serontla vérité. Un carnet alphabétique dans lequel seront griffonnésmes avis sur les choses et les gens me servira desupport pour les conversations en société.
Ne plus changer d'avis, se cramponner à l'initial,celui qui sort en jet, voilà ma noble cause !
A - Asperge : l'asperge est chic, vive et colorent lesmictions - CONTRE /
B - Batraciens : humides et verts,se nourrissent de conte de fée - CONTRE /
C - Carrousel : donne la nausée et des airs de Montmartreaux places communales - POUR /
D - Démenti : retourne le mensonge comme un pyjama - CONTRE /
E - Elargir : tirer sur ce qui devrait demeurer bien étroit, dans la paix du Christ - CONTRE /
F - Funky : qui sautille et s'épile les sourcils à l'excès - CONTRE /
G - Goût : qui donne des airs gourmands et sensuels aux plus vilaines - POUR /
H - Hétéroprotéine - ni POUR, ni CONTRE sauf si ça fait maigrir... /
I - Idiolecte : permet de raconter des histoires niaiseuses à soi-même en risquant l'hp - POUR (archi POUR) /
J - Juponné : qui frou-froute en Kemperman dans les rues grises et pavées - POUR...

L'exercice en lui-même fatigue plus que de passer lepaquet de post-it rose à une collègue rougeaude...

À l’avenir, seules les réflexions profondes seront lavérité.
Un carnet de notes dans lequel seront consciencieusement recopiés mes aphorismes les plus fins me servira de rosaire pour instruire la plèbe.
Ne plus changer d'avis, se cramponner à la raison, celuiqui sort en allitérations, voilà ma noble cause !

13:14 Écrit par Julie-tteboussart dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

04/03/2006

Bilan de particules & explications nécessaires

Samedi 4 mars 2006 2H49

A ma droite : 180ml d’eau chaude (40c°) et 6 doses de lait Nan HA 2ème âge.

 

Réminiscences et autres cruautés aux amies d’hier , d’aujourd’hui et d’a jamais.

 

Amie N°1, cette entrevue sur le pas de ta porte marque la fin de nos échanges. Ravie de te voir démaquillée et blafarde  face à ma mine de fin de siècle et à mes kilos de trop.

Ta frénésie de vie ressemble à la mienne lorsque je cherchais où mettre mon gros corps et son âme. Se remplir de chair n’a sauvé personne et je te souhaite autant de tentative de suicide que de sauvetages.

J’avais les mains prises par la poignée de la poussette Stokk où dormait mon fils et je ne l’ai pas lâchée pour te filer une beigne en guise de bilan de 11 années d’amitié feinte et de concours disciplinaire en vue du titre de meilleure confidente /souteneuse d’erreur/congratuleuse  d’espoir en dépit de… amitie-toi, enfile-toi où tu peux/veux, je ne suis plus du jeu.

Amie N°2, va chez le coiffeur, confie ta nourrissonne de fille à ta mère adultère et pavane ta bière au carnaval. Elle hurlera de faim et tu lui fileras 180 ml de lait en poudre sans la regarder, guettant à la fenêtre le retour de ton petit homme chauve.

Tu avais la rock n’ roll attitude entre les cuisses et tu les as refermées.

A(E)mie N°3, mon unique, ma frénésie, mes gouttes dans la piscine où tu m’aurais sauvé de la noyade. Je regrette Abs et nos colères contre les photographies mal venues. Tes excès d’inquiétude m’ont fait douter de ma force et je suis tellement petite/ignorante/vaillante/aimante/fière. Si tu savais qu’il est bon et étouffant d’être une mère… Je t’aime et te regrette.

H., sois mon amie. Tu as dû souffler ce qu’il te restait de paillettes dans le nez pour devenir une mère. Toi seule peux comprendre le renom et la sagesse.

Julie-tte, te rappelles-tu au moins ton patronyme ?

L’amour qu’il me donne à travers ses yeux verts me tétanise.

Je reste pétrifiée devant la vérité.

L’avant est une mascarade.

Harvind m’a dit ce soir que cette dévotion semblait excessive. J’ai vu la vérité et je ne peux détourner le regard.  

03:40 Écrit par Julie-tteboussart | Lien permanent | Commentaires (7) |  Facebook |

15/12/2005

Faclité

J'ai mal au poids.
 
 
Illustration : Michaël David André

10:23 Écrit par Julie-tteboussart | Lien permanent | Commentaires (21) |  Facebook |

07/12/2005

LE GRAND PARDON

"C'est que j'ai senti le fil se tendre".
Le tunnel, la lumière, l'irrésistible attraction et tout le décorum remplacés au pied levé par le couloir pavé de linoleum et les néons qui font le teint cireux.
Et je n'ai pensé à personne, mort ou vif, et je n'ai appelé personne, mort ou vif, et je n'ai regretté personne, mort ou vif.
 
Au feu les grands pardons ! 
 
 
Illustration : Natalia Szulc

10:46 Écrit par Julie-tteboussart | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

29/11/2005

Au réveil

3 semaines et 3 jours.

Quelqu’un m’a lâchée du troisième en plein sur le coccyx. J’ai repris de la réalité plein le bas du dos, j’en redemande.

Je me suis réveillée dimanche PM au café Central, permission de deux heures et babysitting grand-parental, un verre de Martini Dry et une cigarette à la main, la première, festive et précieuse depuis 10 mois, en écoutant mon Homme me dire que je suis la meilleure chose qui lui soit arrivée.

Je crois mon Homme parce qu’il est la meilleure chose qui me soit arrivée.

J’ai un  fils, je suis une mère, je l’ai toujours été.

On nous avait menti en nous répétant que ça changeait la vie. Ça ne la change pas, ça la défini.

Des kilos de guimauve ingérés, des litres de vodka imbibés, des kilomètres de bitume arpentés m’auront menée vers l’évidence.

C’est là que se cachait la peine, dans le vide de mon ventre, dans le pardon.

Mon Fils, un porte bébé ventral, une boîte « doseuse » pour lait en poudre, le premier pas de mon Unique dans l’appartement chaque soir, un nez en trompette, des yeux mouillés de confiance. Check list.

Le monde est revenu, je l’avais bouclé dehors.

Pas de place en plus de l’être humain qui grandissait en moi puis s’en était échappé à coup de grognements, à la force de mes mains sous mes genoux, à mon visage déformé par l’effort, aux front plissé de mon Amour.

Le flot de sang chaud commence à devenir plus pâle, j’ai moins mal à l’hémorragie Docteur.

Puis j’ai faim, à nouveau. « C’est une bonne maladie ».

De mes obsessions il reste un goût immodéré pour le ménage, la traque à la poussière, le pliage consciencieux des draps de bain et l’ouverture des rideaux avec embrases au cordeau. Etape suivante dans l’addiction, je n’y trouve plus le repos. Alors je marathone, je mène la course folle entre deux siestes du fruit de notre chair, je défie l’organisation et réinvente l’hygiène, j’exfolie corps et assiettes, javelise moins,  apparence plus, mâche aux molaire et avale de grosse lapée de manque d’harmonie entre le stérilisateur de biberon et l’évier de la cuisine, réclame une étagère, non, pas celle-là, la chromée, la plus chère, qu’on demeure arty dans ce qui nous reste de pré trentenaires.

Milady dit avec bon sens que Lord Brett Sinclair, chat domestique bipolaire, n’est pas source de contamination bactérienne, que sa merde tourne en circuit fermé. En parler à l’Institut Pasteur et tout de même lui relaver les pattes au sortir de la litière.

Chéri prétend qu’Eliott ne disparaîtra pas si je m’absente pour uriner. On plaisante, on plaisante mais si ça arrive on fera moins les malins, cher Mulder !

Ma mère avance qu’il faudra bien que je coupe le cordon un jour. J’y penserai dans vingt-cinq, trente ans.

Je me crème les fesses, refuse de les sentir durcie par le choc, je suis douceur, bonheur, satisfaction et fierté.

Ma plume est ressortie de là ou elle était.

 

Illustration : Piotr Walski



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16/11/2005

ELIOTT EST NE

4k160 - 55cm
Toute la famille se porte bien
Odeur de vanille, de lait et de biscuit
 
Tout est encore plus beau qu'on le dit ...
 

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14/09/2005

Plus de place

2 kilos et demi de personne en mon centre qui craque.
1 kilos et demi de personne à venir.
4 kilos de petit bras, d'abdomen, de tête bien pleine.
Se mettre au lait concentré sucré.
Louanges, louanges et paquets de langes.



A noter : garder bien au chaud ces moments de bonheur en pot, bonheur, bonheur... mmmhh, à la cuillère... j'achèterai une taille et des hanches plus tard.

Illustration : kim Winderman

11:45 Écrit par Julie-tteboussart | Lien permanent | Commentaires (6) |  Facebook |

Bin toi tu gueules hein ! T'irais pas prendre une bonne douche plutôt?

On ne peut décemment pas reprocher aux gens qui gagnent de l'argent d'en gagner. Non, on ne peut pas.
On ne peut pas non plus leur reprocher de ne pas en gagner soi-même, non, on ne peut pas non plus.
Ces interdictions peuvent se décliner avec un bon sens tout propre aux conversations menées poing levé chez Rob ou au Delhaize de Beersel.
La médiocrité ne se justifie pas en cash flow tout comme le brio n'appelle pas la tartine de Ketchup.
Que ma mauvaise foi m'honore... c'est vrai que l'art pur peut évoquer le caddy et la caisse en carton mais il s'agit alors d'une ode à Jean-Michel Basquiat dont il est inconvenant de dire du mal tant il est mort.
Je lève un biberon en l'honneur des sourcils indéniablement hyper mobiles des rock critiques incorruptibles à fistule et cinéphiles colmateux.
Bain de siège pour tout le monde ?

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24/08/2005

Nos insomnies

D'une contrariété faire rituel.

Trois nuits par semaine, sans que le jour ne soit compté, Chéri et moi nous réveillons et profitons de l'obscurité pour se parler à l'oreille.
Trois nuit par semaine, une heure durant, nous échangeons des regards tendres et brumeux, mangeons des friandises, regardons un demi film, écoutons Petit qui bat...
Trois nuit par semaine, nos insomnies nous bercent.
Nos moments de grâce.
Et la douceur de se rendormir serrés.

Illustration : Konrad Zagloba

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08/08/2005

 

Et là tu le sens bien mon gros choc thermique ?
Le sevrage sans substitut du lundi matin, l’acidité gastrique qui te donne une haleine de comptable ?
Le « qu’est-ce qui va me tomber dessus encore ? » de la mauvaise employée qui rêvasse.
Fini de bouffer du confort alité à la cuillère à café, privation hebdomadaire d’écoute de soi, de sieste, de nourriture aux doigts.



Je ne veux pas travailler

Illustration Christy Romanick

10:27 Écrit par Julie-tteboussart | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

04/08/2005

Et ça ?

Pourquoi t'écris plus ?
Parce qu'en ce moment, j'aime bien remplir mes tiroirs de tête
Parce que je n'ai rien à dire, tout se lit entre mes deux yeux et mon sourire
Parce que je suis une monomaniaque obsessionnelle et que mon intéret passe de la confection d'une ceinture à outils de plombier pour y caser du matériel de puériculture à l'achat d'un dressing room suédois... et que ça n'intéresse que moi.

Illustration : Hillary Cheek

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TO DO again

Ne pas me prendre pour Maghan Quinn

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TO DO

Me prendre pour Ryan McGinness.

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30/06/2005

En double

Quelqu'un a pris possession de mon corps, repousse mes viscères, trampoline sur mes artères, saute à la corde de mes humeurs, tire sur tout ce qui bouge, joue aux cow-boys et aux indiens avec mes intestins.
ça craque, se braque, s'ankylose et m'indispose.
Le sein droit menace d'exploser, le gauche est tendu, le ventre n'en peut plus, l'orange se peaufine.
Belle mine, chevilles intactes, bon sourire franc, excès de dires. La perfection au milieu de la cible des démangeaisons, je veux la médaille, la palme, les galons.
Je me veux plus courageuse que la voisine, moins geignarde que la cousine, plus svelte que la frangine, que mon Homme s'enorgueillisse de vivre à côté d'une Sainte au corps tout dédié à sa progéniture. Pas de caprices, pas de fringales, pas d'envie de ci, pas de besoin de ça, de l'entrain pour les choses du dehors, de la douceurs au dedans.
J'aspire aux félicitations, à la valeur d'exemple, aux témoignages éclairés à l'attention des nouvelles engrossées, la boulangère prétend ne jamais en avoir vu de si radieuse, le chauffeur de Bus branche la clim', l'épicier offre des dattes, la famille tout entière loue le divin...
...mais j'ai la chaleur mauvaise, la transpiration abondante, j'ai la peau qui tire, le cheveux hirsute, l'épilation discutable et l'humeur variable. J'avoue.

Illustration : Caryn Drexl

11:12 Écrit par Julie-tteboussart | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

23/06/2005

Rien ne s'emporte

Madame « Rombière » a tout maché, ravalé le ton de sa chienne quand j'ai laché ma verve en laisse.
Madame « Sortez" a tout gobé, fluidifié ses cordes vocales et pris son ton d’on me la fait.
Madame « Dehors ! » a abusé, de ma patience, de la décence, de mon notaire, des ronds de ma mère.
Madame « Parlons-en » va faire le thé, sortir ses napperons en nylon et son sucrier en téflon pour me compter la note.
Madame « la Honte » s’est trompée et va remplir son vieux chéquier

On ne va pas au Paradis sans s'être essuyé la bouche.

Illustration : Enid Crow

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Qui c'est qui est très...

Gentil c'est bien
Très gentil c'est mieux

Quand vous vous saignerez encore au bureau, demandez-vous ce que vous aurez en retour

Illustration : Carmen Higueras Vargas

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07/06/2005

lajournéed'aujourd'huienracourci.

Ladentisteaditquec'étaittrèsmauvaispourlesgençivescepiercingetqu'ilfallaitl'enlever.
Commeçafaisaitmauvaisgenrejel'aienlevéetpuisvoilà.
Lapropriodel'appartaditqueçarisquaitdefairedubruitunnouveaunéetqu'ilfallaitlibérerleslieuxpournepasfairefuirlesvoisins.
Commej'aimeleslieuxjeluiaiditd'allerplutôtsetoucheretpuisc'esttout.
Monpatrons'estfaitbraquerparunhommearméetvisiblementfoudecolère.
Jen'airienditmaisj'aiétérecherchersesenfantsàl'écolependantqu'ilfaisaitl'otage.
D'habitudel'otagec'estmoietlesmauvaisépisodesdeDerrickc'estdansleposteetpaf.
Monamouraditquej'étaissonamouretqu'ilmemasseraitlesreinsl'huilecesoir.
Alorsj'attendscesoir.
Jesuisvraimenttrèsfatiguée...tellementqu'ilnerestepresqueplusd'espcepourmesyeuxoupourl'espace.

Illustration : Elivet Aguilar

17:55 Écrit par Julie-tteboussart | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

02/06/2005

C'est la vie.

Mâââââmy est morte et on l'enterre demain.
Elle n'est pas devenue une bonne personne en sautant le pas et était déjà aussi froide avant qu'après-delà. Je ne l'aimais pas, même pas de la tendresse.
On m'a annoncé ça ce matin au réveil, avec tact, en ajoutant que quelqu'un de sage avait dit qu'une naissance annonçait toujours une mort... On dit encore des choses comme ça en province.
Je me suis souvenue des gâteaux roulés à la confiture d'abricot de chez Kerstens abev une cerise confite, du journal de Mickey et de la promenade du mercredi entre l'académie de danse et sa maison. Il y avait une tortue qui s'appelait Pétronille. Un jour elle est morte aussi, un peu après papa.
Pétronille mangeait de la salade et s'ennuyait beaucoup.
On s'ennuyait beaucoup chez eux et on ne pouvait pas poser de questionS.
Papa s'était suicidé et ça n'est pas correct.
Heureusement, Monsieur le curé avait quand même bien voulu l'enterrer à l'église.
Un jour Pââââpy a dit que je ressemblais à une vache après que je me sois fait percer le nez. Après ça, j'ai refusé la corvée du mercredi et je ne les ai plus revu.
"C’est pas pour le billet de 100 francs que je reçois par semaine » j’ai pensé, « 100 balles, ça ne paye même pas mes clopes ! ».
Quand il ont fait déplacer le corps de papa de la tombe du début du cimetière vers le caveau du fond tout juste creusé plus profond pour qu'on rentre tous dedans, ils ne m'ont pas prévenu. Maman a bien cru que j'avais basculé dans la folie en m'entendant raconter que le "trou du cimetière" était vide. J'ai pris des anxiolytiqueS un temps puis c'est passé.
Longtemps plus tard, j'y suis retournée avec Alexandre. Il avait des questions à poser à propos de notre père qui est aux cieux. Nous avons été reçus dans la pièce de devant, je me suis assise pour la première fois sur le canapé interdit, dans la pièce des invités, des étrangers.
Alexandre est un fils illégitime, il ne porte même pas notre nom, il ne pouvait pas traverser le salon et tout salir avec ses cheveux blonds et ses airs de bâtard. Il paraît qu'il lui ressemble beaucoup.
Elle semblait ne pas me reconnaître, la maladie d'Alzheimer n'était pas encore déclarée.
Je n'ai jamais vu sa chambre, ni la salle de bain, ni l'étage. Je n'ai jamais pu fouiller dans les tiroirs, je n'ai jamais vu de photo de papa enfant.
On disait que pââââpy n'avait pas toujours été gentil avec elle, qu'il avait été volage. Elle ne devait pas savoir comment on chauffe son homme. Elle était catholique.
Je me demande si elle avait des bijoux (autre que les deux gros ronds clip en toc ivoire qu’elle portait en permanence aux oreilles), si elle m'a laissé un mot, un secret, un indice pour que je lui pardonne, pour que je me pardonne. Je me demande combien de temps il faudra pour que pâââpy la rejoigne et qu'on se trouve chez le notaire avec "Tonton Patrick" que je n'ai pas vu depuis 20 ans.
Je me demande si je pourrai prendre le service de table classique Boch blanc et bleu.
Je suis un pillard.
Demain j'irai à la messe mais pas au cimetière, je ne veux pas voir le caveau ouvert encore une fois.
Je demande pardon à mon enfant d'être aussi triste ce matin.

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26/05/2005

Aujourd'hui, j'ai fait caca au bureau

J'pouvais plus, j'pouvais plus... Etait-ce la chaleur, le poids de Petit, l'envie de vivre une aventure par delà les sentier battus de la convention ?
J'AI FAIT CACA AU BUREAU
Oui, je l'ai fait ! Dans le petit cabinet situé entre la salle des graphistes et le bureau principal, dans un lieu de passage, exposé à tous vents.

Soucieuse de garder belle mine et me débarasser de ce sourire crispé qui gache ma face, voilà comment j'ai procédé : technique de "l'étouffeur de proute" à l'aide d'un gros morceau de papier toilette, couverture du plouf initial par un coup de chasse, couverture du "pschiiiit brise marine" par le deuxième coup de chasse indispensable.
Je n'en demeure pas moins une Princesse.

Illustration : Mona Miclea

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17/05/2005

Misère et petite victoire (ou la laideur cachée sous fards)

ça tient vraiment à peu de chose, en l'occurrence, elle a baissé les yeux et ça a tout changé.
On ne pouvait pas nous rater, un couple de coccinelles endimanchées à renoncules incorporées. Et le sourire. Et le sourire aussi.
Elle a feint de ne pas nous apercevoir alors que la tornade qui entourait ma jupe lui secouait la frange.
Je le lui aurait bien rendu la monnaie de sa pièce si elle n'avait pas eu le nez fourré dans son porte monnaie.

Illustration : Mona Miclea

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Wanted

J'AI RETROUVé MON POTIN SOUS LE SIEGE AVANT DE LA VOITURE DE MOZ...

Illustration : Mona Miclea

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12/05/2005

Mode

Je suis la Carrie Bradshaw de la conception !

16:13 Écrit par Julie-tteboussart | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

Mouvement mouvementé

LE DROIT DE :

LE DROIT DE se déguiser en post-it rose
LE DROIT DE tremper sa langue dans le l'alcool fort
LE DROIT DE demander au chauffeur de bus sauter par dessus les nids de poule
LE DROIT DE crier "famine" dans la file à la boulangerie
LE DROIT DE dire à sa voisine de salle d'attente qu'elle est conne et aigrie, que son empathie est juste de la curiosité et que nous ne sommes pas dupe
LE DROIT DE se raser les cheveux à la prochaine contrariété
LE DROIT DE commander des inutilités par correspondance
LE DROIT DE s'allonger dans la pelouse du bureau
LE DROIT DE d'échanger un spaghetti bolo contre un fondant au chocolat
LE DROIT DE dire des horreurs avec candeur
LE DROIT DE porter un pyjama en pleine journée au boulot
LE DROIT DE détester les jeunes
LE DROIT DE manger des fruitellas


Illustration : Graig Oddy

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LA SALOPETTE EN JEANS NE PASSERA PAS PAR MOI

LA SALOPETTE EN JEANS NE PASSERA PAS PAR MOI

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