11/05/2005

Ma pomme

Je suis l'ondulation sursautante, une humeur dans le pot, une rumeur, un écho.
On m'entend depuis les toilettes, au dessus de la cuvette, tantôt vomir, tantôt pleurer de gros sanglots qui attisent les hormones et sont suivis de rots. J'aime la fausse maladie de coeur et la vraie trempe d'amour.
Je monopolise, je suis deux, je suis là. Du "poussez-vous que je m'y mette! ", du "fermez-là ou je geins! ", du "roulez moins vite avec ce train! ".
je suis le bilan des particules, l'assainissement des intestins, la morsure à l'injustice, la douceur des dimanches matin.
Je suis le fruit de mes entrailles, l'amour de l'amour, la princesse de mon prince, la vierge qui se marie.
Je suis l'isolement du bonheur, l'annulation faite au dehors, la richesse de ses paupières clauses, la tendresse des choses.
Je suis ma marmaille, ma muraille, mon demain, le nôtre et le sien.
Les vagins secs me regardent de travers, les poils dressés vers le dehors, au travers des matières, vipères.
Je suis cheveux, crémage et embrassades.

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25/04/2005

Comprenons-nous

Mes horaires se définissent sur la base évidente du concept universel de la paix du Christ (ou de qui bon semble encenser le repos).

NE M'intéressent donc plus DANS L'IMMÉDIAT : les secouages frénétiques de corps dans des soirées obscures et enfumées - les séances de racuspotage d'une durée supérieure à 4 minutes - la collectivité - la proximité - la promiscuité - les projets à long terme en matière de gestion d'agenda - la masturbation intellectuelle - la masturbation séquentielle - la masturbation virtuelle - l'autocongratulation systématique - la coloration chez Tony & Guy - le dispersement - l'exaltation - la cigarette - l'alcool - la cortisone - l'asthme - les conflits - les trajets en bus.

M'intéressent donc DANS L'IMMÉDIAT : la confection d'accessoires champêtres et inutiles à base de chutes de tissus et de papier de soie, de préférence vert pomme et fushia - le tri de vêtements et de chaussures - la confection de tartes sucrées et salées - le dessin - la peinture - la confiture - les abricots - la pomme d'Adam de mon Homme - le dos de mon Homme - le cou de mon Homme - les mains de mon Homme - les repas calmes et drôles ou l'on ne parle pas de politique - les magazines féminins - ma mère - la quantité d'eau que j'ingurgite par jour - la taille de mes seins - l'hydratation des couches supérieures de l'épiderme - les jolis mots fleuris - les films de James Bond - le lit.

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12/04/2005

Epilation

Les bandes de cire dépilatoires Veet agissent comme un aimant localisé sur les pattes arrières des chats hystériques et coquets.
Pardon Brett.

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08/04/2005

Sont des crétins ceux qui

prennent des nouvelles de Petit, félicitent Chéri, saluent ma bonne mine en agitant leur cigarette sous mes narines.

Les sons qui donnent des contractions ne me font pas rire non plus, mais c'est une autre histoire...

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01/04/2005

EXPO-EXPO-EXPO

Le huit avril, ARNOLDE & CHANIC vous invitent à la MAISON PELGRIMS, 69 rue de Parme à St-Gilles pour une "conférence chantante des Utopistes Joyeux - C.C.U.J" et une exposition dessinée sur le thème de L'UTILITÉ DE LA DÉPRESSION.


www.blup.be
Illustration : Chanic


Avec quelques autocollettes de Julie-tte stickées ça et là...

10:07 Écrit par Julie-tteboussart | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

24/03/2005

Be patiente

Je reviens, je suis en panne et je suis occupée à sourire


En attendant, lisez "Ma vie, ma vie magnifique" de Lydia Millet aux éditions Autrement.

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16/03/2005

Spring

ça souriait même dans le bus

10:46 Écrit par Julie-tteboussart | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

15/03/2005

Happy Blogday!

Ce blog a un an.

Pas de mémoire mais un blog ! Oui Madame !

16:57 Écrit par Julie-tteboussart | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

14/03/2005

... ça le gènerait pour bien marcher

y pouvait pas partir sans moi, j'pouvais pas rester sans lui, on s'est baladé là-bas tous les deux bien dans ses bras.

18:11 Écrit par Julie-tteboussart | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

11/03/2005

Si le mille pattes n'avait qu'une patte...

J'ai le masque qui concombre, le papier collant qui ondule, la colle qui fait des bulles.
J'ai la chaussette qui tire-bouchonne, le jus de légume qui rend aimable, le thé bien chaud servi à table.
J'ai l'aspirateur qui prend le coin, la peinture qui fait la dure, la promenade qui sent l'air pur.
J'ai la carte qui me fait des bleus, l'achat insuffisant, le solde sans consentement
J'ai le sourcil qui se pince, le mollet dru qui se lisse, la fibre capillaire qui glisse.
J'ai le sexe dans la city, le silence en écho, la sieste autant qu'il en faut.
J'ai les deux jours à demi, déjà le manque de lui, la peur de me réveiller la nuit.

Mon Homme à Paris et mes petits cris sans lui...et mes bras loin de lui, et ses pas loin de moi...


Illustration : Craig Oddy

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10/03/2005

ça va

Je pense Fleur et certitude, Pilates, yoga et port de tête, du bon potage, une vraie petite sainte!
Mes saute d'humeur se tapent l'Everest.
A part ça, ça va...

13:04 Écrit par Julie-tteboussart | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

09/03/2005

BITCH Team

Absinthe & Milady are my Sisters
http://b-i-t-c-h.skynetblogs.be
&
http://Miladyrenoir.skynetblogs.be
&
http://langue2vipere.skynetblogs.be/

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08/03/2005

Journée de 3 femmes (par BITCH)

MJA, comme le Mouvement des Jeunes Amazones, Milady, Julie-tte & Absinthe mènent le mal le jour même de la journée de la Femme.
 

1, 2, 3 nous ne couchons pas aux bois
4, 5, 6 nous n'cueillons pas de chéries
7, 8, 9 mais dans nos paniers neufs
10, 11, 12 elles ne sont pas que rouges...
 

Trio de femmes pour la journée de Celle:
 

M. 
 Notre besoin de consolation est impossible à rassasier *.
  Il est peu d’hôtesses en l’air qui donnent le sel aux tétons des enfants creux. Il est peu de femmes girafes qui caressent l’espoir de gagner une bouteille de lait Candia au bingo des zéros.  
Errer au sein des hommes est un pèlerinage sacrifi-ciel que nombre de femelles parcourent, la croupe fouettée par les courants d’air affectifs. Tromper sa foi et gérer sa déficience sont les assignations à résidence favorites de quelques unes de mes contemporaines.  
Elles ont été gibier de patience dans les terriers de sables émouvants et sont aujourd’hui chassées par les ombres de chevaliers perdants.  
La seringue du soldat disparu gît au creux des veines détrempées des femmes de l’effort de guerre. Les monuments aux mortes cousus d’étoffe sibylline s’envolent au rythme des moulins aux prières. Les pleureuses s’universalisent quand on camoufle les cadavres des lies.  
Mère ou fille de joie, sœur ou fille du calvaire, les posters s’affichent sous les poteaux électriques, le néon rouge vacille entre lucidité et perversité. 
 Les journées de la femme se dévergondent en rumeurs d’hommes compatissants et en gémissements de chiennes de garde râleuses. Les images dépravées de l’érotisme gratuit assomment les adolescents en manque de puissance, bombardant leur imaginaire tremblant de trous de balles perdues dans les murs sanguinolents. Les Lilith de comptoirs se grisent en buvant les tripes d’hommes faciles et tout le monde pleure, messieurs, dames, tout le monde. 
 Gelez votre candeur, mesdames… crissez vos dents de louve défenseuse, les hommes sont des chiens pour les loups et vous n’avez que votre poil lustré pour vous moucher. Parques du symbolisme phallocrate, vous n’avez d’Athéna ou de Diane que les bottes et le casque. Pandore est l’excuse justifiée de siècles navrants pour une humanité sexiste. Levez vos seins bien haut ou faites vœu de silence ! 
 Je VOUS fais gré des incapables raisons de lapider les robes et les talons, des insipides maisons qui attirent nos cheveux dans l’aspirateur, des inopportuns Saint Valentins qui rôdent sans épines, le gui autour du sexe mou en chantant les paillardises médiévales qui rehaussent leur ego. 
Les hommes aux poings de lierre terrassent notre indépendance pendant que les rides boréales se creusent. Les futures petites filles perceront mille sacs à prostate avec la vigueur vengeresse des Judith des cités. Ni rut, ni chemise !  
Et si un jour, on nous traite de femmes et que le carmin nous envahisse, nous marcherons ENCORE sur les écrans des émissions ‘Femmethon’, en brûlant culottes et soutiens-gorg(on)e délicats pour brandir la lance d’indécence méritée. 
Violons nos accords, défendons notre utérus et salissons nos colons d’herbes sauvages assaisonnées de faculté car nous aurions été « créées » par complémentarité, pas par précarité. 
* Stig DAGERMAN (1923-1954)

  J. 
  Des chromosomes dans les ovaires, des envies de vie qui grouillent au fond, des particules odorantes en arabesques blasphématoires qui suivent le sillage de la grâce grassouillette et si tendre.
La femme qui vit en elle a l’âge de la fille aux yeux plissés, de gros chagrins en lendemains, des trous béants pour bercer au-dedans, des secrets aux sourires qui se cachent bien au fond.
La femme qui vit en elle a l’âge de la fille qui s’est scotché un avertissement dans la nuque pour parer au plus méfiant, pour endormir le prédateur, pour couper l’index des racoleurs.
La femme qui vit en elle a l’âge de la fille qui lit assise sur le siège des toilettes des conseils de beauté entre deux pets de nonette. .
Des phéromones dans l’air, des envies de saillies qui mouillent le plafond, des mains de complices qui accordent des pardons.
Des mères, des grands-mères, des pionnières, des valeurs d’exemple, des jamais ça, des jamais moi, des bras.

  A. 
 Premier jour des règles, papier.
Maman se fait lapider, caillou.
Je veux une nouvelle tête, ciseaux.

 JE VEUX UN GROS ZIZI !! Qui gêne, qui fume, tout boursouflé! Je veux unkiki pour la journée, voir comment ça fait d'être tout gorgé! Oh et puismême un petit j'saurais y faire, je veux juste un truc, pour dépasser,le faire rentrer et rejouer.
 Est-ce qu'on ne se fait pas pousser, des petits zizis, des petits coinscoins, des petites moustaches, un pantalon.
Je veux un zizi, je veux un zizi, je veux faire pipi, je veux fairepipi, comme mes ennemis, comme mes ennemis.
Et si j'ai pu envie de m'épiler, et si j'oublie de me maquiller.
Est-ce qu'il poussera mon petit coin coin, mon petit zizi.
 Vous allez me le donner ce foutu zizi! Ou le prochain que j'attraperai,je le serrerai, tout fort, tout fort, tout mouillé, ne plus le sortir etle garder, au chaud, bien au chaud, bien à moi.
 JE VEUX UN GROS ZIZI !! Qui gêne, qui fume, tout boursouflé! Je veux unkiki pour la journée, voir comment ça fait d'être tout gorgé! Oh et puismême un petit j'saurais y faire, je veux juste un truc, pour dépasser,le faire rentrer et rejouer.
 Premier jour des règles, papier.
Maman se fait lapider, caillou.
Je veux une nouvelle tête, ciseaux.
 


 Illustration : Mate Olga KEZEK

14:49 Écrit par Julie-tteboussart | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

03/03/2005

COLLEZ-COLLEZ-COLLEZ-COLLEZ-COLLEZ

LES AUTOCOLLETTES SONT AUJOURD'HUI PROMUES DANS LE MAGAZINE FLAIR !
A vos libraires !

14:48 Écrit par Julie-tteboussart | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

02/03/2005

Violence des échanges en hospital privé

Les rendez-vous matinaux dans une clinique privée située non loin d'un métro dont le nom évoque le bruit des pièces sonnantes et trébuchantes qui déforment les poches du corps médical véreux réservent de bien mauvaises surprises.
Le Docteur R. - "qui est également Professeur" - sic, personne de petite taille à la paume néanmoins paternaliste me reçoit dans son cabinet propret.
Omettant de me peser alors que je le consulte pour un (ridicule) problème de poids, il s'enquiert néanmoins de ma santé mentale, du taux de cholestérol de mes aïeux et de mon niveau de consommation de drogues (il)licites et d'alcool.
Après m'avoir palpé le cou sans prendre soin de me demander d'ôter mon pull à col roulé, il diagnostique un probable problème d'hypothyroïdie associé à un diabète tapi dans l'ombre n'attendant qu'une orgie de friandises citriques pour se déclarer.
Face à mon "excès de poids évident associé à un état dépressif latent" - sic, Le Docteur R. me propose trois solutions, "complémentaires et indissociables" - sic, qu'il m'énonce "de manière aléatoire et pas par ordre d'importance puisque les unes ne vont pas sans les autres" – sic, à la manière d'un vendeur de jacuzzi portatif :
1° Passer des examens médicaux pour mettre en évidence le dysfonctionnement thyroïdien
2° Passer des examens médicaux pour mettre en évidence le diabète
3° Passer un test nutritionnel "unique au niveau mondial" - sic, qui lui permettra de composer des gélules de compléments alimentaires adaptés, "car sans ça, tout les régimes du monde ne vous sauveront pas de l'obésité" - sic, pour un prix forfaitaire de 450 euros payables en deux fois.
Face à mes protestations et à mon obstination à mettre en évidence le fait que je mange l'équivalent de 800 grammes de pain par jour avec mon potage + 1 paquet de friandise + 1/4 de pot de mayonnaise avec ma salade, que je ne fais aucun sport, que je n’ai que 6 kilos de trop et que mon problème se nomme "hyperphagie", le Docteur R. lève les yeux au ciel en répétant des "je peux vous aider" qui donnent envie de lui demander pourquoi personne ne l'a aidé, lui, à guerrir du nanisme.
Lorsque je prononce à haute voix la phrase "De un, je n'ai pas le budget et de deux, je suis boulimique et pas carencée", le Docteur R. s'inquiète de la somme mensuelle que je consacre à l'achat de cigarettes. Il effectue un calcul savant qui le mène une conclusion énoncée avec candeur : " si vous arrêtez de fumer, à raison d'un paquet par jour sur 4 mois, vous économisez le prix du traitement" - sic
Je lui tends ses 70 euros de consultation, sort de son cabinet en ayant accepté un second rendez-vous qu'il pourra consacrer à répondre aux questions du représentant de l'ordre des médecins, pique une crise d'hystérie au téléphone en racontant à ma mère que je viens de me faire traiter "d'obèse fauchée et polytoxicomane par un nain" et fond en larmes sur le trottoir de l'avenue Louise en me cachant de la plèbe avec mon magazine Elle Spécial mode.

13:47 Écrit par Julie-tteboussart | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

01/03/2005

Les bons conseils

C'est pas pour nous, c'est pas pour nous !

http://b-i-t-c-h.skynetblogs.be
We are Babes In Total Control of Herself !

Illustration : Enid Crow

17:10 Écrit par Julie-tteboussart | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

28/02/2005

Au programme

Lundi matin, soleil, gel, pieds plats et autres bouderies.
Lundi soir, fruits de mer, débit de salaire et crépuscule de vie.

Illustration: Ryan Mc Namara & David Velasco

12:20 Écrit par Julie-tteboussart | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

24/02/2005

Portrait entre GuillementS

Christian Guillement, artiste brillant-poli-vaillant du collectif "Les vrais imposteurs" m'a portraitisé en vrai, avec pinceau, plume et papier de verre.
Qu'il en soit béni !
(Illustration à venir)

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22/02/2005

Atelier Milady - Lieux de sommeil

La tête contre le paillasson, je feins le sommeil. Qu’il n’ouvre pas, que je joue encore un peu à la victime qui joue à la victime qui joue au chat. Je compte mes boutons, je me gratte le dos sur les picots, j’inventerai peut-être qu’il m’a griffée, personne ne croira une chose pareille de la part de quelqu’un qui se ronge jusqu’aux ongles des orteils.
Ça sent la semelle, ça sent la vie nouvelle, l’extrême limite, l’extrême-onction, l’extrême humiliation, ma gueule sur le paillasson. Passée experte dans l’art de l’analyse de la crasse, entre les fibres il y a des traces de passage, beaucoup de rien, des cendres à avaler, des talons aiguilles piégés, des échos de « c’est ici ». je ne peut pas gratter à la porte, je me suis liée les mains, les chevilles, la langue, les cheveux, le respect, le « c’est à moi qu’on la fait ». Le couloir résonne de mes geignements ridicules. Pourvu qu’un voisin me nettoie avec la moquette, à grands coups de savonnée, à grands coups de « ça va », à grands coups de savates.
Ma gueule sur le paillasson et de l’autre côté une voix qui crie « oui », l’autre qui pleure « non ». 7200 battements par heure, un verre de salive et deux mictions. Ma gueule sur le paillasson.

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21/02/2005

Et PI sticke-t-il aussi ?

http://the314.zik.mu

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18/02/2005

Vendredi 17h15

ça arrive, ça arrive, ça arrive, ça arrive, ça arrive, ça arrive, ça arrive, ça arrive, ça arrive, ça arrive
ça arrive, ça arrive, ça arrive, ça arrive, ça arrive, ça arrive, ça arrive, ça arrive, ça arrive, ça arrive,
ça arrive, ça arrive, ça arrive, ça arrive, ça arrive, ça arrive, ça arrive, ça arrive, ça arrive, ça arrive,
ça arrive, ça arrive, ça arrive, ça arrive, ça arrive, ça arrive, ça arrive, ça arrive, ça arrive, ça arrive,
ça arrive, ça arrive, ça arrive, ça arrive, ça arrive, ça arrive, ça arrive, ça arrive, ça arrive, ça arrive,
Echolalie précoïtum weekendien

Illustration : Erwin Olaf

17:36 Écrit par Julie-tteboussart | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

16/02/2005

J'ai faim

J'ai le front granuleux, la peau terne, de mauvais échos qui remontent dans les oreilles. Il y a de l'eau qui bout et dans cette eau, des pommes de terre. Je cuis des pommes de terre. Après je les disposerai dans une assiette avec des champignons, des échalotes, de l'ail et ce qu'il faut. Aujourd'hui, à 20h39, j'ai pensé que j'en avais assez d'attendre et encore plus assez d'attendre dans l'attente.
Je rends le professionalisme responsable de tout mes maux : ma démission et le vide dans la maison.
 
 
Illustration : Ernesto Timor


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15/02/2005

Les Autocollettes au Bonheur

Là !
 
Merci à Milady pour ses bons réflexes diaphragmaux et ses coups de botte

09:12 Écrit par Julie-tteboussart | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

14/02/2005

La chute

"La Chute" - que je n'ai pas vu - commence par une session de recrutement. Adolf Hitler emploie une secrétaire servile et propre sur elle malgré son évidente incompétence.

Le paternalisme et l'autorité  seraient les ingrédients de base à diluer dans un salaire pour que le plus évident des comportements despotiques passe au yeux des employés pour du charisme.

Où commence le manque de respect de soi, des autres, de leur fonction, de leur intelligence, de leur intégrité. Est-ce que la répétition successive de "putain" et de "bordel" peuvent être assimilé à du harcèlement moral? Pourquoi d'autres acceptent et adaptent leur comportement et réactions aux humeurs patronales au lieu de mettre en corrélation les incompréhension et frustrations individuelles pour en faire une boule de revendications? Est-ce normal de sursauter à l'écho de la voix de son employeur? Est-ce normal d'aborder le lundi en larmes? Est-ce normal de se poser des questions illégitimes sur sa propre capacité à exécuter des tâches simplissimes?

Je ne suis pas une Traudl Junge en puissance, je ne me plierai pas aux sautes d'humeur et de mon précédent père-tron, retiendrai ce bon conseil : "tu adhères ou tu te casses".


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11/02/2005

Duchamp, la confiture et moi

Marcel Duchamp
Naissance : Blainville-Crevon, 1887 - Décès : Paris, 1968
Marcel Duchamp visitant en 1912 une exposition de technologie aéronautique aurait déclaré à Fernand Léger et Brancusi "La peinture est morte. Qui pourra faire mieux que cette hélice ? Dis-moi, tu en serais capable, toi ?"
La Roue de bicyclette de 1913, fixée sur un tabouret de cuisine et réalisée pour la décoration de l'atelier de l'artiste, sera le premier objet d'une longue série de ready-made. Marcel Duchamp se contentera alors de choisir les objets et les exposer. La démarche esthétique devra déclencher le jeu des représentations symboliques associées spontanément à ces formes.
Définitivement installé à New York en 1915, Duchamp deviendra une vedette très médiatisée. Toujours aussi provocateur, il proposera sa Fontaine, un simple urinoir signé R. Mutt qui sera refusée au Salon de la Society of Independent Artists de 1917. L'artiste, défendant l'urinoir signé d'un pseudonyme, déclarera : "Le fait que M. Mutt ait modelé ou non la Fontaine de ses mains n'a aucune importance. Il l'a CHOISIE. Il a pris un article courant de la vie et fait disparaître sa signification utilitaire sous un nouveau titre. De ce point de vue, il lui a donné un sens nouveau".
L'intervention de l'artiste devient abstraite au point qu'il demandera à sa soeur Suzanne de réaliser pour lui un "ready-made à distance". En guise de cadeau pour son second mariage, en 1919, il lui exposera dans une lettre le Ready-made malheureux qu'il lui proposera d'exécuter. Elle devra "accrocher un manuel de géométrie sur son balcon de sorte que le vent tourne les pages et choisisse les problèmes que le temps se chargerait de résoudre".
La plupart des ready-made originaux ont aujourd'hui disparu. Le couple de mécènes Arensberg, qui avait acheté l'urinoir, l'égarera. La Roue de bicyclette, l'Égouttoir et la pelle à déneiger rebaptisée "En prévision d'un bras cassé" subiront le même sort. La première grande rétrospective au Pasadena Museum of Art de Los Angeles, en 1963, exposera des répliques. L'idée à défaut de l‘objet, sera ainsi sauvegardée.
Marcel Duchamp comptera parmi les premiers artistes à accorder le statut d'oeuvre à ses notes de travail, publiées sous forme de fac-similés dans trois boîtes (La Boîte de 1914, La Boîte verte, et La Boîte blanche). Il peindra sa dernière oeuvre, "Tu m' ", en 1918, puis se livrera à des exercices d'une autre nature, comme sa reproduction de la Joconde ornée de moustaches, d'une barbiche et gratifiée de l'inscription L.H.O.O.Q. Il montera, à partir de 1920, des installations qui expérimenteront des effets optiques et que le Pop art nommera "psychédéliques" ("Rotative plaques verre", 1920 et "Disques avec spirales", 1923).
Il réalisera ensuite son oeuvre majeure, selon son expression, en 1923 : la Mariée mise à nu par ses célibataires, même.
Devenu dilettante, Duchamp mènera une vie itinérante de joueur d'échecs professionnels pendant dix ans. Il aimera alors "mieux vivre, respirer que travailler". L'artiste entreprendra son oeuvre posthume majeure à partir de 1946 : Étant donnés : 1° la chute d'eau, 2° le gaz d'éclairage. Cette dernière conjuguera les techniques du diorama et du "Peep Show". Elle sera, dit-on, conçue dans le plus grand secret durant une période de vingt temps. Le spectateur passe devant une vieille porte de bois, à deux battants sans poignée, enchâssée dans des montants de briques rouges. Si il s'approche, il peut apercevoir par deux petits trous aménagés à hauteur d'homme une femme gisant, nue, les cuisses écartées. Le sexe épilé et étrangement fendu évoque un viol sadique. Le bras de la femme est dressé et sa main tient avec fermeté une veilleuse à gaz allumée. Le fond du diorama en trompe l'oeil évoque les arrière-plans des peintures de la Renaissance.

www.insecula.com

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De l'art

Fukuyama* avait flairé quelque chose que tout le monde sentait. Depuis le milieu des années 80, l’achèvement était dans l’air. L’esprit des fins faisait salle comble. (…) Il suffisait de sniffer l’époque pour s’en rendre compte ; les redites, les citations, et cette impression grandissante d’un monde tournant sur lui-même. L’art s’était attaché à se rapprocher de la vie. Il avait consacré la banalité, abolit tous les critères esthétiques classiques. Il avait dans el même moment anéanti la possibilité de critiquer la norme ; « si rien n’est vrai, tout est permis », avait écrit Dostoïesvski dans « Les Frères Karamazov ». Et si tout est permis, rien ne peut plus être transgressé. Voilà comment « l’esprit des fins » a contribué à notre enfermement. Par la chute d’un mur et la consécration d’un urinoir. Fin de l’art et fin de l’Histoire. Extension du domaine de la liberté et absorption de la banalité. - Camille de Toledo "Archimondain jolipunk" Calman-Lévy

* Francis Fukuyama, philosophe américain, auteur d'un ouvrage remarqué, "La fin de l'histoire et le dernier homme", qui renoue avec la philosophie de l'histoire à la fin d'un siècle où elle avait été progressivement discréditée.

Illustration : Petrov Ahner

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10/02/2005

Mon croquant

Mon filet de paon en sauce à la violette saupoudrée de copeau de dorade en croute de sel, ma quiche au sable frais et coulis de franboise aux noix, mon frangipane au miel de guérande et croustillan de vanille persillée, mon potage d'asperges roses à la crème de loukoum, mon consommé glacé à la fraise de wépion et aux croutons d'aubépine, ma frite de shushis aux courgettes vapeur, mon spaghetti de cerise à l'armagnac en tube, mon sucre glace parfumé au roquefort, ma boulimie.

Illustration : Andreas Hering

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09/02/2005

Qui qui ?

C'est qui qu'a volé mes mots?
Qui qu'a plongé ma tête dans le sot?
C'est qui qui s'est permis?
Qui qu'a fait ça?
C'est qui qu'a dit qu'est-ce que c'est que ça?
C'est qui qu'a mis du doute là-bas?
Et là! C'est qui qu'a fait taire ma grande langue, c'est qui qu'a fait ça?
C'est qui qu'a dit que c'était pas comme ça qu'on fait?
Qui qu'a dit qu'il faut s'endouteiller ?
C'est qui qu'a dit qu'il fallait faire comme ça?
C'est qui qu'a dit ça?
C'est moi.


Illustration : Robert Gligorov

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Calendrier de L'avan-TIN

En démarrant ta voiture ce matin, j'ai vu cet emballage de petites piles que tu mets dans ton lecteur mp3, j'avais envie de mettre en bouche ces petites piles pour que l'amour que je te porte se diffuse plus tard par tes oreilles jusque dans ton diaphragme. Je suis totalement électrifiée

Illustration : Daniele Buetti

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07/02/2005

Annonce sérieuse non sédicieuse

Cherchons distributeurs, ami de la fille qui travaille au "Le Bonheur", cousin d'un "PAX" boy, camarade "QMAS"ien, Collette ou sa fille, correspondant permanent chez "Plaizier"... en vue de la mise sur le marché bruxellois de bon ton des Autocollettes de Julie-tte©
Pochettes promo et échanges de bon procédés sur demande

12:37 Écrit par Julie-tteboussart | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |