08/12/2004

Papa

Les veilles comme ça, je sens qu'il n'est pas loin, qu'il tient à distance l'ombre de la mort qu'il connait bien.
Parfois je regrette de ne pas avoir la foi, celle que j'ai cherché en me privant alternativement de porc, de télé le samedi, de mauvaises pensées et de culotte le dimanche.
Je le voudrais ange puissant capable depuis son troisième nuage à gauche de terrasser mes angoisses récurentes et de tenir à distance la horde de malveillants qui veut se nourrir de la courbe de ma hanche. La Jeanne Darc des pervers et des mangeurs de rêves frais.
Et si maman savait que la perspective de le rejoindre effleure souvent mes veines dans les quelques secondes qui précèdent le sommeil, elle en mourrait aussi.
Alors je mange des sanglots à la cuillère, et je pleure encore et encore mon père.
 

16:16 Écrit par Julie-tteboussart | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook |

07/12/2004

Mode groupie niaiseuse "on"

Depuis plusieurs années, lorsque je visionne un épisode de Daria je suis très troublée lorsqu'apparait Trent...
 
Je viens de comprendre...
 
C'est frappant...

20:47 Écrit par Julie-tteboussart | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

Dépecée

C'est lorsqu'il voyait des scoubidous qu'il devenait dingue. il y avait un très long scoubidou rose qui serpentait sous une barre de métal arrondie, un "cache scoubidou" et traversait la cuisine pour rejoindre le salon.
J'ai tiré sur le scoubidou rose, il a attrapé la secrétaire de Monsieur Monk et il lui a enlevé la peau du bras gauche. il a fait pareil avec le bras droit, il a découpé des lamelles de chairs qu'il lui a enfoncé dans la bouche.
Elle avait très peur et moi aussi.


Alors je me suis réveillée et je suis allée fermer la porte d'entrée à clef.

13:02 Écrit par Julie-tteboussart | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

06/12/2004

Coup de Sang

Faites taire ce braillard !
Mais oui mon petit bonhomme, c'est ta première aiguille dans le bras et probablement pas la dernière au vu du brillant avenir qui t'attend si on en croit le faciès de tes consanguins de parents. Et arrêtez de lui demander s'il a peur vous ! Vous voyez bien que vous l'excitez, qu'il se sent choyé le moufflet. Il va redoubler de vociférations si vous l'encouragez !
Vous voulez vous asseoir sur moi en fait ! C'est ça Madame! vous la devinez confortable ma cuisse gauche, dodue et en bonne santé ! Qu'est-ce que je fous là à votre avis? Vous croyez que j'ai quelque chose en commun avec les 27 patients qui me précèdent? Qu'est-ce que j'ai à voir avec la fille qui vérifie l'état de son foie avant d'entamer un traitement au Roacutane pour soigner sa vilaine peau? Avec la pute black qui ignore ce que veut dire "à jeun"? Avec la vieille enrubannée qui mesure les ravages de son diabète ? Avec la déléguée médicale à escarpins à glands ?
Je n'ai rien à faire dans cette salle d'attente où l'on doit prendre un ticket comme à la boucherie du supermarché des pauvres.
Je suis pour une médecine à deux vitesses.
Pour un accès aux soins individualisés dans des cliniques privées non subventionnées par l'INAMI pour ceux qui peuvent se le payer /qui ont un QI supérieur à 115 / qui sont capable de citer en 6 secondes le nom de 4 photographes / qui sont correctement chaussés.
Je suis pour la construction de sas hermétiques où les pathologies n'ont aucune chance de se croiser, où l'on ne nourrit pas ses organes avec l'air expulsé par les poumons du vieux tuberculeux.
Non Maman, pas l'Hospital, pas l'Hospital...

13:38 Écrit par Julie-tteboussart | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

05/12/2004

Ma GueuLE

TOUT LE MONDE S'EN BAT LES COUILLES !
 
C'EST  HALLUCINANT !

12:09 Écrit par Julie-tteboussart | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

03/12/2004

En ce moment je n'écoute rien

Je trouve ma voix sublime QUAND JE CHUCHOTTE
 
Illustration : Ernesto Timor

17:59 Écrit par Julie-tteboussart | Lien permanent | Commentaires (6) |  Facebook |

Quand je colorie pour lui la nuit

Je troque le carré cube de tombe contre un battant oblongue,

Contre toute attente esthétique, contre toutes mes peurs physiques. 

Je troque mon angle droit contre une courbe fourbe,

Celle qui rentre le ventre et échappe de justesse à la pesée des gourdes

Je troque mes viscères contre un peu d’âme en l’air

Contre un vent de comment

Contre un nouveau je sais



17:36 Écrit par Julie-tteboussart | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

02/12/2004

Rappelle toi Barbara...

Y aura du monde à l'enterrement,
Si l'on en croit les apparences.
S'ils viennent tous à l'enterrement,
Ceux que je trouve, avec outrance,
Couchés, là, sur mon paillasson
Lorsque je n'y suis pour personne
Ou pendus avec déraison
Au fil de mon téléphone,
Ou pendus avec déraison
Au fil de mon téléphone.


Y aura du monde, assurément,
Au nom du Père, au nom du Fils,
S'ils viennent tous à l'enterrement,
Ceux que j'aimais de père en fils.
Ça me fera un gentil petit régiment
Me rendant les derniers offices
Pour mes bons et loyaux services
Le jour de mon enterrement,
Pour mes bons et loyaux services
Le jour de mon enterrement.


Les celles qui "Je l'ai bien connue.",
Les pas belles, les cancanières,
Les celles qui ont de la vertu
Et de bien méchantes manières
Viendront dans leur robe de bal
Me dire un petit compliment
Pour ma dernière générale
Le jour de mon enterrement,
Pour ma dernière générale
Le jour de mon enterrement.


Les mondains, les encanaillés
Et mesdames les sous-préfètes,
Trois petits fours et deux avé,
A la fête comme à la fête,
Se diront, pour passer le temps,
A voix basse, des bagatelles
Tout en se repassant la pelle
Le jour de mon enterrement,
Tout en se repassant la pelle
Le jour de mon enterrement.


Ah, je voudrais, rien qu'un instant,
Les voir, sur la dalle froide,
Agenouillés et marmonnant.
En avant pour la mascarade !
Ceux qui viennent et font semblant,
Effeuillant d'une main distraite,
Du bout du cœur, du bout des gants,
Un chrysanthème, un "je regrette",
Un peu, beaucoup, passionnément,
Le jour de la dernière fête,
Le jour de la dernière fête,


Le jour de mon dernier matin,
Le jour où je me ferai belle,
Le jour où "Salut les copains !
Je pars pour là-bas, on m'appelle."
J'irai cultiver mon jardin,
J'irai voir fleurir mes roses
De l'autre côté du chemin,
De l'autre côté du chemin.


Ça fera du monde à l'enterrement
Et finie, la douce habitude,
Celle-là de passer mon temps
A vivre dans la solitude.
Je sens qu'au dernier rendez-vous,
Non, non, je ne serai pas seulette.
Qu'ils viennent et ce sera vivant,
Le jour de mon enterrement.
Qu'ils viennent et ce sera vivant,
Le jour de mon enterrement.


Je veux que ce soit au printemps,
A l'heure de la belle lumière.
Je veux m'en souvenir longtemps,
De l'heure de mon heure dernière
Et lorsque, je serai couchée
Au dedans de la bonne terre,
Oh, vous tous que j'ai tant aimés
Durant cette vie toute entière,
Si vous entendez la, la, la, la,
Ma dernière petite chanson,
Surtout, n'en ayez pas de peine.
C'est pour dire "Adieu, je vous aime."
Et je m'en vais le cœur content,
C'est pour dire "Adieu, je vous aime.",
Le jour de mon enterrement,
Le jour de mon enterrement...


- Barbara -
 
Illustration : Pierre Molinier

09:50 Écrit par Julie-tteboussart | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

29/11/2004

Attentation artistique

Que fait la police?

13:41 Écrit par Julie-tteboussart | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook |

26/11/2004

Choix de vie

J'ai décidé de ne m'entourer que de personnes aimables, aimantes, riche en bons sentiments et munies d'un cerveau correctement irrigué.


Merci aux autres (faux amis, saloperies de nid à microbe, menteurs pathologiques, phobiques de la solitude, greluches aux pertes abondantes, donneurs de leçons, manipulateurs, mea culpatiseur, etc) d'aller se faire enculer avec mes compliments.

Liste de noms et photos disponibles en envoyant une enveloppe timbrée.
Illustration : Festen

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25/11/2004

Le sommeil - allitération en SML - Atelier Milady

Mélange liquoreux de soie lascive et de cuisses mises à sac dans la langueur mielleuse du sommier miaulant. S'étendre somptueuse et soumise face au ressac des mille et milliers de sursauts de cils maquillés, de lassitude de pupilles souillées par le soir qui s'immisce et du marchant de sable savamment dissimulé sous la langue suave du mâle installé. Laper les soupçons de lumière qui s'avancent sans saveur depuis la lucarne au marbre étincelant. Lâcher les muscles souvent suppliciés par les sermons et laïus de la longue semaine. Se laisser bercer dans ses membres émouvants inspirant l'amour et le sommeil des sens. Se couvrir de miel et d'onguents qui sentent le serment. S'endormir libérée des souvenirs vivaces aux serpettes lacérantes.

SUBLIME Illustration : www.h5.dion.ne.jp/ ~araiya/GalerieARCK.htm.

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La bague au doigt

D'un coup, comme ça, sans prévenir, entre une prestation de Claude Stephane et un déhanchement de Rocky Rocco.
L'annulaire enrubanné...

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24/11/2004

Jack a dit

Croyance et technique pour la prose moderne
Liste des principes :

1. Remplis des carnets secrets et tape à la machine des pages frénétiques, pour ta seule joie
2. Soumis à tout, ouvert, à l'écoute
3. Essaie de ne pas être ivre hors de ta maison
4. Sois amoureux de ta vie
5. Quelque chose que tu sens finira par trouver sa forme propre
6. Sois un foutu simple d'esprit saint de l'esprit
7. Souffle aussi profond que tu veux soufller
8. Écris ce que tu veux depuis le fond sans fond de l'esprit
9. Les visions imprononçables de l'individu
10. Pas de temps pour la poésie mais pour ce qui est exactement
11. Tics visionnaires frissonnant dans la poitrine
12. Dans la fixité de la transe à rêver de l'objet devant toi
13. Débarrasse-toi de toute inhibition littéraire, grammaticale et syntaxique
14. Sois comme Proust un vieux défoncé au temps
15. Raconter l'histoire véritable du monde dans un monologue intérieur
16. Le joyau cœur de l'intérêt est l'œil à l'intérieur de l'oeil
17. Écris en souvenir et stupéfaction de toi-même
18. Pars de la concision du milieu de l'oeil en nageant dans la mer du langage
19. Accepte la perte pour toujours
20. Crois au contour sacré de la vie
21. Efforce-toi d'esquisser le flux qui est déjà dans l'esprit, intact
22. Ne pense pas à des mots quand tu t'arrêtes mais à mieux voir l'image
23. Garde la trace de chaque jour armorié dans le matin qui t’appartient
24. Pas de crainte ou de honte quant à la dignité de ton expérience, de ton langage et de ta connaissance
25. Écris pour que le monde lise et voie les images précises que tu en donnes
26. Le livre-film est le film en mots, la forme visuelle américaine
27. Louange du Caractère dans la Sinistre Solitude inhumaine
28. Composition dingue, sans discipline, pure, remontant du dessous, plus c'est fou mieux c'est
29. Tu es un Génie tout le temps
30. Écrivain-Metteur en scène des Films Terrestres Financés et Angélisés au Ciel


Principes de prose spontanée

MISE EN PLACE - L'objet est placé devant l'esprit, soit dans la réalité, comme dans l'esquisse (devant un paysage ou une tasse de thé ou un vieux visage), soit dans la mémoire où il devient l'esquisse faite de mémoire d'une image-objet déterminée.
PROCÉDURE - Le temps étant d'une importance essentielle pour la pureté de la parole, langue d'esquisse est un flux ininterrompu depuis l'esprit des idées-mots personnels et secrets soufflant (comme un musicien de jazz) sur le sujet de l'image.
MÉTHODE - Pas de points séparant les phrases-struc-tures déjà arbitrairement minées par la fausseté des deux points et des timides et généralement inutiles virgules - mais vigoureux tiret coupant la respiration rhétorique (comme le musicien de jazz reprenant son souffle entre les phrases expirées) - « pauses mesurées qui sont les principes de notre parole » - « divisions des sons que nous entendons » - « le temps et comment le noter ».
PORTÉE - Pas de « sélectivité » de l'expression mais la poursuite d'une libre déviation (association) de l'esprit dans les eaux sans limites de la pensée soufflée-sur-le-sujet, nageant dans la mer de l'anglais sans autre discipline que les rythmes d'expiration rhétorique et de déclaration exclamée, comme un poing abattu sur une table à la fin de chaque énonciation, bang! (le tiret) - Souffle aussi profond que tu veux - écris à la même profondeur, pêche aussi profond que tu veux, fais-toi d'abord plaisir, puis le lecteur ne peut manquer de recevoir le choc télépathique et l'excitation du sens selon les mêmes lois qui opèrent dans son propre esprit d'homme.
DÉCALAGE DANS LE PRODUCERE - Pas de pause pour penser au mot juste mais l'accumulation enfantine et scatologique de mots concentrés jusqu'à ce que la satisfac-tion soit atteinte, ce qui finira par être une grande valeur rythmique ajoutée et sera en accord avec la Grande Loi du Tempo.
TEMPO - Rien n'est boueux s'il peut courir dans le temps et selon les lois du temps - Accentuation shakespearienne du besoin dramatique de parler maintenant dans sa propre voix inaltérable ou de tenir sa langue à jamais -pas de révisions (si ce n'est pour d'évidentes erreurs rationnelles, telles que noms et insertions calculées dans l'acte non d'écrire mais d'insérer).
COEUR DE L'INTÉRÊT - Commence non pas à partir d'une idée préconçue de ce qu'il y a à dire sur l'image mais du joyau coeur de l'intérêt pour le sujet de l'image au moment d'écrire, et écris dehors en nageant dans la mer du langage en direction du relâchement périphérique et de l'épuisement - Pas d'après-coup si ce n'est pour des raisons poétiques ou post scriptum. Jamais d'après-coup pour « améliorer » ou faire droit à des impressions du genre la meilleure prose est toujours celle qu'il a fallu le plus douloureusement et personnellement arracher au doux berceau protecteur de l'esprit - soutire le chant de toi-même, souffle ! - maintenant ! - ta voie est ta seule voie - « bonne » - ou « mauvaise » - toujours honnête (« grotesque ») spontanée, d'intérêt « confessionnel », parce que sans « métier ». Le métier est le métier.
STRUCTURE DE L'OEUVRE - Structures modernes bizarres (science-fiction, etc.) naissent d'une langue morte, thèmes « différents » qui donnent l'illusion d’une vie « nouvelle ». Suis vaguement les contours dans un mouvement d'éventail sur le sujet, comme la rivière autour du rocher, de sorte que l'esprit soufllant sur le coeur-joyau (fais passer ton esprit dessus, une fois) parvienne à un pivot, où ce qui était forme obscure « commençant » devient « fin » nécessaire absolue et la langue se concentre dans sa course pour transmettre la course-temps de l'œuvre, suivant les lois de la Forme Profonde, jusqu'à la conclusion, derniers mots, dernière goutte - La Nuit est La Fin.
ÉTAT MENTAL - Si possible écris « sans conscience en semi-transe » (comme Yeats à la fin dans la « transeécriture », autorisant l'inconscient à admettre dans son propre langage sans inhibition et nécessairement intéressant et si « moderne » ce que l'art conscient aurait censuré, et écris dans l'excitation, rapidement, avec des crampes de la main ou de la machine, en accord (depuis le centre jusqu'à la périphérie) avec les lois de l'orgasme, la « conscience nébuleuse » de Reich. Viens du dedans, dehors - vers ce qui est relâché et dit.
- Jack Kerouac -

10:07 Écrit par Julie-tteboussart | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

22/11/2004

Si t'es de mauvaise humeur t'as qu'à manger des carottes !

Aujourd'hui je baillonnerais le Directeur de Production, avec du scotch crépon à épilation incorporée. Qu'il renifle encore et je lui enfonce deux marqueurs indélébiles dans le nez.
Aujourd'hui je leur laverais bien le cerveau à l'eaude javel pour en extraire la couche de caninisation qui leur permet de supporter les 12 heures quotidiennes au bureau à se faire humilier par un statut social sans queue ni loi. Le monde du cinéma n'est pas glam-rock.
Aujourd'hui je trainerais bien à la maison avec l'Homme de Ma Vie, à accrocher des rideaux entre nous et le monde du dehors, à trouver l'exacte bonne position dans le canapé, à découper des morceaux de tissus pour en faire des bricolis inachevés, à sefaire soupirer le blanc des yeux, à se blottir le coeur.
Aujourd'hui j'ai envie d'une migraine, d'une transformation physique aigue suffisemment impressionnante pour que l'on me renvoit chez moi avec prière de me reposer deux jours avant de revenir en forme de secrétaire de base serville et dévouée.
Aujourd'hui je n'imagine pas qu'il faille attendre que la nuit tombe pour entrevoir le début de la vraie vie.
Les ateliers créatifs devraient être obligatoires dans les offices où sont emprisonnés des gens qui ont autre chose à faire que de travailler sur des tableaux exell.
Aujourd'hui je fais ma rebelle.
Aujourd'hui je fais la gueule pour 8 euros de l'heure.

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le mer ça nous remue les artères

Quand on a envie de moules, on va les acheter à Coxyde sans manquer de faire un arrêt à Brugge pour niaiser et geler dans la plus pure tradition amoureuse

13:10 Écrit par Julie-tteboussart | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

20/11/2004

Ca c'est vraiment toi-oi

"Et puis quoi ? Être une Sainte ?"
"oh ça va pas non?"
"Ne va pas croire, n'imagine pas que, c'est que parfois, juste avant, oh tu sais quoi..."
 
" Quand je pense que je vends ma vie pour 250 balles de l'heure, ça me donne envie de pleurer ou de gerber, je ne sais pas encore"
 
"Tu sais ce qui compte ? L'amour"
 



14:09 Écrit par Julie-tteboussart | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

18/11/2004

Le Hic

J'aime
la Tectonique des plaques

et tous les mots en IK

12:53 Écrit par Julie-tteboussart | Lien permanent | Commentaires (7) |  Facebook |

I Wanna be a star

TROMBOSE ANALE
ça ferait un excellent nom de groupe de rock n' roll

12:51 Écrit par Julie-tteboussart | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook |

Avis de recherche

Cherche soutien-gorge noir dentelé perdu par mégarde le 17/11 au Théatre de Poche sans qu'aucune activité que réprouve la morale n'ai été constatée.
Juste perdu, comme ça.

10:53 Écrit par Julie-tteboussart | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

15/11/2004

Tu ne manges plus ?

Pas de tarte au citron de chez Marcolini, de nutella sur petit pain au lait beurré, de schweppes agrumes, de crème dans le potage, de dragibus, d'alcool, de cramique, de craquelin, de nouilles du Noï, de nems, de sandwich américain, de mayonnaise, de frites de chez Antoine, de goûter sablés aux figues, de croissants aux amandes, de toast au thon, de bacon avec les oeufs, de chocolat aux noisettes et raisins, de chocoalt à la noix de coco, de chocolat à la framboise, de chocoalt à l'orange, de chocolat au nougat, de pizza parmigiana au peperoni...
Une semaine en enfer...

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12/11/2004

Trait de génie du jour

s'épiler les soucils

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11/11/2004

sans oeuvre

Mon Homme dort dans le canapé, je croque et définis ses respirations en couleurs chatoyantes, Brett est maculé d’acrylique, roulés boulés dans le pathétique,  coulent les verres, son corps tout entier découpé en magenta,,ocre et bleu nuit… la perspective est parfaite, le rendu véridique, l’amour sans toxique, noir de mars pur, puis je descends, prends une nappe propre, la seule car orpheline de table pour cause de boulimie résiduelle,  la découpe aux ciseaux de couture, y essuie les pinceaux puis,la toile, tente un extrême retour avant le geste, et éponge au coton la plus belle preuve d’amour qui se trouve à l’instant au stand « sèche », brune et floue… je serai cette fois le seul témoin de mon unique amour… je ne suis pas une artiste, je suis une maculeuse de toile blanche parce qu’on les vENT comme ça, les  serments à trahir, trahis, un parangon de vertu parait-il. A l’instant je me hais, incapable de tenir au vernis la raison.

Mes mains sont maculées de noir, j’aime ça, je suis un peintre en bâtiments, un peintre en boniments, une incapable forcée de surenchérir dans la confiance en elle à défaut de confiance. Pourtant je ne prendrai pas le chemin de l'hôpital psychiatrique ou du cimetière  avant l'explicite autorisation. Je le ferai encore, je le ferai encore jusquau "stop"

 





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10/11/2004

Combien ça coûte - enchères

Acrylique sur toile100X100

Pas de mise à prix, enchères par tranches de 25 euros

Les surenchères non crédibles ne seront pas prises en compte

Fin de l'opération (et pendaison possible) le 12 novembre à 14h16'

Livraison et certificat de bonne vie et moeurs gratuits.

Objectif : déterminer le prix des choses, le prix de mon âme, le prix de mes mains, le prix de mon temps, le prix d'un centimètre carré.

15:18 Écrit par Julie-tteboussart | Lien permanent | Commentaires (19) |  Facebook |

Bienséance et self-estime

Pour les séances de nettoyage de bouche au savon, prendre rendez-vous et se munir de son attestation de petite catin.Tarif à la gueule de la cliente.

Manuel pratique et didactique à l'usage des praticiens :

Séances ouvertes à toutes petites grues plaçant le manque de respect d’elles-mêmes au rang de valeur morale, à tous pervers considérant l’humour grivois comme une extension de leur virilité, à toutes traînées insensibles aux frimas portant par temps froid leurs cuisses graciles comme un étendard ouvert à tous vents.
Les consultations s’opèreront le soir, contraignant la patientèle à se défaire en semaine de matières élastiques et dentelées pouvant à moyen terme occasionner des rougeurs aux plis intimes.
Le thérapeute portera des gants et les choisira en coton, le latex pouvant engendrer des crises d’hystérie chez les donzelles de moins de 20 ans coutumières du bondage et de la fessée.
Le cabinet de consultation devra se trouver dans un état de parfaite propreté, les souillons étant toujours disposées à se mettre à 4 pattes sous le fallacieux prétexte de prendre la poussière.
En cas de débordement, crever les yeux de feu d’un coup d’index et de majeur, user et abuser d’exfoliants pour le coeur et de douches glacées.

13:16 Écrit par Julie-tteboussart | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

08/11/2004

AMIE-lady

Au coMMenceMent IL Y eu une esquIve DIsgrAcIeuse sur tALons De boIs. Des bAgAges en guIse De boucLIers éthYLIques, une révérence sur genoux tuMéfIés et grAveMent brûLés.
ELLe – « OuI, j’AIMe beAucoup ce que vous fAItes »
ELLe – « OuI, j’AIMe beAucoup ce que vous êtes »
LA cLAque Des Mots sur tAbLe bAsse, jAMAIs en pLeIn vIsAge.EnseMbLe DAns Les LInceuLs, Les LIts D’hôpItAux, Les cAnApés veLus, Les sALLes De bAIns fArDées, Les usInes DésAffectées, Les soIrées De LA SAInt-CrItIque, Les journées De LA joYeuse bourrée, Les sAngLots et Les écLAts De crAchAt.
ELLe DIt que çA sent LA vIe pAr IcI.
ELLe réponD que çA sent LA vIe pAr IcI.
MessAge De L’eMpotée Au pot De fer, pAs De récIprocIté DAns L’InversIon, engoncées DAns Du veLours pourpre.
MA rAIson… Où AI-je encore rAngé MA rAIson ? Et MA verve, et Mes Mots bLeus ?Où restent Les pAtAtes quI scIent Le Dos D’être rAMAssées, et Les secrets De L’Arbre Mort ? Et Le père Dont on rêve ? et LA Mère que L’on berce et étouffe DAns nos ventres ? Et ces rIDeAux D’encre noIre ?PuIs Les LIvres quI voLent, Les souLIers AussI, Des rADIogrAphIes ILLuMInées, Des Monstres De bonne huMeur à éventer D’un souffLe De coLère, Des LAcets Aux chevILLes, nos hoMMes quI sourIent.LA vérIté A-t-eLLe un tALent pArtIcuLIer sI ce n’est ceLuI D’AttAcher ?
BAIsse un peu LA LuMIère, reposons-nous à L’oMbre De chAcune.

A Milady sans "Amitié", "Affection", "Tendresse", "Attachement", "Compagnon", "Main", "Coeur", "Estime", "Camarade", "Complicité", "Sourire", "Epaule".

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La fièvre

Il avait les yeux luisants.Il était 17h45.J'avais les yeux mouillés.Croissants, huile tiède, cailloux bouillants, thé miellé, boucles à la télé, couette protectrice, chaton autiste, main sur le front, quiche, main sur le ventre, cabriole, peinture, nems à la confiture, orange/pamplemousse, savon au chocolat et à l'orange, sieste aux reflets des facettes, baisers sur les yeux.La douceur de mon monde, la douceur de mon monde que j'avais risqué de troquer contre un corset...

10:10 Écrit par Julie-tteboussart | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

Aux mécènes

Je rêve de trouver dans ma boîte aux lettres ou sous le paillasson de l'entrée un paquet anonyme dans lequel se serreraient un carnet Moleskine de format moyen et une petite boîte d'aquarelles (12 seulement car plus il y a de couleurs, plus mes mélanges sont sales).Une carte accompagnerait le présent et dirait en substance "continuez, ça viendra, ça s'apprend, persévérez".Je n'avais pas compris la solitude et la douleur des artistes face à leur impuissance.

10:03 Écrit par Julie-tteboussart | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

Pour la postérité

C'est un petit carnet violet, chaque page de format 17X17 porte le nom d'un jour de la semaine, il y a 31 pages.Dans un mois, on pourra y lire un condensé de quotidien écrit à la main, gribouillé, croqué, dessiné ou raturé.Que le mois qui vient soit empli de pensées claires et de sentiments purs... pour la postérité.

09:56 Écrit par Julie-tteboussart | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

Ou comment le rouge est devenu noir bleuté

Laisser sécher durant plusieurs semaines la seule toile témoin de l'équarrissage.La prendre dans ses bras, la serrer fort.Hésitation.Lacérer?Jeter du blanc, recouvrir, l'essuyer.Jeter du noir de mars, étaler, l'essuyer.Jeter du gris et sa matière.Laisser sécher durant plussieurs semaines.Illustration - Malevitch

09:48 Écrit par Julie-tteboussart | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

06/11/2004

Sagesse populaire

Il paraît que la colère s'évapore dans l'éther...
de là à boire ...

19:50 Écrit par Julie-tteboussart | Lien permanent | Commentaires (7) |  Facebook |