04/11/2004

Etape 2 - Crème/ation

Polir, crémer, aimer, masser, chérir, frôler, saisir, pétrir, caresser, inspirer, souffler, presser, serrer, lécher, chatouiller, aimer

16:50 Écrit par Julie-tteboussart | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook |

Etape 1 : Nettoyage

A coup de savon noir, de brosse à reluire, de paille de fer, de salive, d'huile de coude, d'exfoliant, de gant de crin, de rasoul, de tampon jex, de hachoir à tripes, de broyeur d'ordures, de sac en plastique, de brownbag a vomi, de grattage de croûtes, d'arrachage d'épitélium, d'ablution, de purification, de torchons, de serviettes, de frictions.

16:37 Écrit par Julie-tteboussart | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

27/10/2004

Ma chère *chair*

A fleur de POT
 
* Merci à Luce *

13:56 Écrit par Julie-tteboussart | Lien permanent | Commentaires (9) |  Facebook |

25/10/2004

Paris n'est pas une blonde

La photo prise par un car de touristes d'un couple valsant sur un des ponts surplombant la Seine est ma photo, dans la mémoire du vieux Monsieur souriant, il restera le souvenir de deux ombres marchant à vive allure suivies de volants virvoltants, les paumes de nos mains se rappellent encore le marbre froid des rigoles du Louvres.

09:37 Écrit par Julie-tteboussart | Lien permanent | Commentaires (9) |  Facebook |

20/10/2004

Le don d'Ubik Cuité

Au bout de cinq jours, il restait hagard dans le désert. Bien sûr, ses larmes avaient fait pousser un buisson, mais cinq jours c'était long...Pas de femme, pas de clope, pas de pote avec qui partager les émois d'un match de foot en jogging vert chiasse adidas.Bon, pas besoin de sortir le clebs non plus, peut être était il crevé, sur le tapis persan devant la cheminée, de toute façon il n'avait jamais pu piffrer les bouldogs.Il lui avait posé un lapin, mais c'était pas la première fois, et puis les lapins, c'étaient trop de réminiscence d'un passé houleux et tourmenté, de fouets, jarretières de cuir noir et autres instruments de torture qu'il ne pouvait plus blairer, c'est vrai quoi, c'était pas un vieux ss en quête de mal à distribuer.C'est pas comme s'il aller tirer les juifs d'un chalet, où les hommes s'entassaient et scrutaient un vieux morceau de pain rassis avec gourmandise.Pourquoi s'était il barré? Il avait fuit, fuit une réalité asthmatique, de pouffiasses décolorées, les jambes ouvertes, alanguies en quête de maternité après s'être fait sautées.Il avait fuit un hypothétique rejeton qu'il lui avait vomi dans son intimité et dont le souvenir s'étiolait comme un éclat de verre, brisé comme un rire.Et puis quoi? Peut être que cette petite conne s'était fait avorter, dressant un mur rouge sang entre l'avenir et la réalité. Peut être que sa marmaille croupissait au fond d'une poubelle, entre son pote tumeur et son ami placenta...Peut être ne restait il de lui qu'un spectre malsain. Mais il n'allait pas se laisser crucifier par les regrets. Le regret, c'est démodé, pensait il, juché sur sa paire de basket adidas.De ses lapins, seul survivait un embryon d'égocentrisme, se savoir aimé, se savoir désiré, voila le seul intérêt.Ca faisait cinq jours qu'il s'était barré et il imaginait le nombre de culs et de nichons qui l'attendaient, penchés contre le téléphone, dans l'attente d'un hypothétique coup de fil qu'il ne passerait jamais.Si les femmes veulent espérer, c'est leur affaire se disait il, il ne fallait pas le prendre pour un ane, et encore moins menacer de le choper par les couilles, jamais on ne lui foutrait un harnais.A quoi bon se faire un sang d'encre, à quoi bon voir un signe dans des taches sans importances.Allez, il avait une religion à créer.Il s'aimait d'un amour si beau que la barbarie des hommes était oubliée.Par JB le bien nommé, Atelier de Milady

14:09 Écrit par Julie-tteboussart | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

18/10/2004

Promenade en "haïr"

S’entraîner dans le train se manger le majeur droit pour cesser de s’adresser des « fuck you » devant les reflets de flaques d’eau.

Passer l’age, être une mineure gravement minée et gambader dans la décharge municipale pour y trouver son chemin.

Se flageller et grelotter sur le verglas déguisée en patineuse niaiseuse.

Etre consternée, cernée, pocharde et pochée, s’enfoncer la brosse du mascara dans l’œil pour arrêter de cligner.

Se tenir droite, bottée et sabotée, trouver du réconfort sous les coups de boutoirs d’arrogants serpents d’eau.

Se noircir d’hématomes atomisants et se vêtir de bleu.

Avaler des bulles d’air d’asthmatique toquée en construisant la sienne.

Reprendre une inspiration, rationner les parts de gâteaux sucrés, sortir de l’apnée, replonger, ressortir, replonger, ressortir, replonger, surnager.

 

 

Illustration : Ernesto Timor




19:53 Écrit par Julie-tteboussart | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook |

15/10/2004

Dress sexy at my fenerals

VIVE LE VENT ET LES FINS DE SEMAINE !!!

19:12 Écrit par Julie-tteboussart | Lien permanent | Commentaires (6) |  Facebook |

14/10/2004

start on the upper level and play!

Level I:
Trouvez le
Level II:
Buvez-le sur une terrasse au chaud
Level III:
Laissez le vous emmener dans un avion, acceptez le champagne, ne dites pas bonjour
Level IV:
Parlez peu et surtout pour ne rien dire
Level V:
Nagez, beaucoup, retenez votre respiration
Level VI:
Pelez, c'est toujours ça de perdu
Level VII:
Nagez, encore, de nuit, retenez l'instant
Level VIII:
Rentrez, on fera de "chez vous" des "chez soi"
Level IX:
Ôtez ce sourire niais
Level X:
Adoptez une demi soeur
Level XI:
Adoptez un chat (si vous êtes allergique, faites comme si de rien n'était)
Level XII:
Dites la vérité
Level XIII:
Soyez jalouse, elles le veulent
Level XIV:
Perdez votre langue
Level XV:
Usez de repentir
Level XVI:
Retrouvez votre père et tremblez
Level XVII:
Portez des talons en métal et jouissez
Level XVIII:
Plaignez-vous
Level XIX:
Apprenez à fixer l'objectif
Level XX:
Cessez d'avoir le sommeil lourd, surveillez sa respiration
Level XXI:
Arrêtez de hausser le ton, les gens qui crient n'ont rien à dire
Level XXII:
Ressentez le manque, apprenez à vous taire
Level XXIII:
Séduisez le, rappelez-vous pourquoi vous l'aimez
Level XXIV:
Sentez-vous couverte de ses mains même lors de ses absences
Level XXV:
Fermez les yeux, répétez des "toujours"
Level XXVI:
Ouvrez les yeux, répétez des "toujours"
Level XXVII:
Retrouvez votre grâce, faites-vous du bien
Level XXVIII:
Emmenez le dans le tourbillon, vous êtes vivante et je vous aime
 
 



01:32 Écrit par Julie-tteboussart | Lien permanent | Commentaires (70) |  Facebook |

13/10/2004

Ras du sol

Etat de décomposition avancé, les paillettes jonchent le sol, la nudité grise couverte de trainées de rimel enlarmé. Si je t'aime si mal c'est que je t'aime trop.
Dans ses oreilles résonnent des prénoms inconnus, des fantômes radieux aux tailles corsettées, des jeunes filles au rire éclatant dont la main impudique camoufle à peine un sexe glabre tandis que l'autre se frôle le sein gauche.
Portée aux nues, soutenue dans son élan vers les plus hauts étages des tours d'habitation, elle avait oublié la fragilité des ficelles sur lesquelles trop on tire.
Un baillon, qu'on apporte un baillon, qu'elle se taise, qu'elle comprenne maintenant qu'il n'est pas utile d'exprimer à haute voix ses interrogations, sentiments, tatonnements.
 Qu'on la fasse taire pour de bon, qu'on l'assassine, qu'on l'enterre mais qu'elle se taise !
Elle place le respect d'elle même dans des séances d'auto-flagellation punitives et se plaint ensuite de la rougeur de ses paumes.
Et se plaint ensuite qu'il refuse de lui tenir la main alors qu'elle a hurlé sa douleur.
Et se plaint ensuite qu'il aille applaudir ailleurs.
Et se plaint ensuite.
Fille perdue instable, vide, incapable de se laisser aimer cherche tueur à gage.

18:14 Écrit par Julie-tteboussart | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

Je m'égare

ce n'est pas farce

12:18 Écrit par Julie-tteboussart | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

12/10/2004

Facettes

Il est revenu
 
 
 
 
 
Il est reparti

22:38 Écrit par Julie-tteboussart | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

Atelier Milady 03

La campagne était verte et mon gazon pourri, offert aux crocs affamés de ridicules bêtes à peine sauvages dont la salive ne pouvait rien guérir. Les jambes plantées dans le sol noircit de mes illusions, je faisais figure d'héroïne dans un tableau sans fond. Au piège des entre las de mes fantasmes inavouables, j'attendais une attache, la soumission de mon corps nu accroupi devant des reflets de pieux tendus. Qu'il crache dans ma bouche, qu'il mange ma langue, que je ne sois que chair. La princesse que j'étais s'est assoupie et avec elle ses rêves de douceur. Les bagages de pudeur ont pris la route d'une terre froide où ne s'aventure plus que l'ombre déformée de moi-même. Des flots de jus boueux à vendre, c'est ce qu'offrent les corps de ceux qui ont compris que le pouvoir de la victime est immense. Prendre des poses lascives et faire des ablutions de dos pour ne pas croiser son reflet dans le miroir de la salle de bain inondée. Se rebeller parfois et devenir bourreau, protégée par une armure de fortune. S'envoler avec les éphémères pour retrouver la grâce, se nettoyer le visage dans des torrents de larmes. Serrer les mains très fort sur cette défloraison, penser qu'un masque rose donnera du repos mais savoir qu'au lever il restera des stigmates. La nature dit toujours quelque chose


20:42 Écrit par Julie-tteboussart | Lien permanent | Commentaires (8) |  Facebook |

Atelier Milady 02 - Phobie

Olive s'habille comme si elle avait dévalisé les stocks oubliés d'un grand magasin fashion de la Bielorussie d'après guerre froide.Tout ce que compte le monde de colifichets orange et brun entourent son cou, ses poignets, ses chevilles.Juchée sur des talons improbables, il lui arrive de quémander le bras d'un inconnu pour traverser une rue tant sa démarche est hésitante.Ponctués de plaintes aigues et bruyantes, ses déplacements valent les plus spectaculaires acrobaties de caniche de cirque.Elle tombe parfois, pour se faire ramasser, elle glousse souvent, pour se faire consoler, elle dresse ses cheveux pour dépasser de quelques centimètres d'hypothétiques rivales.Si elle laisse tomber un pot de cornichons dans l'allée du supermarché, ce n'est pas par maladresse. Si elle fini à genoux dans une flaque de boue, ce n'est pas par paresse. Si elle embrasse plus qu'elle étreint, ce n'est pas par dépravation.Olive souffre de transparence car elle est vide.Les regards sont des filets de sécurité.Une heure sans se faire remarquer et la crise de "disparite aigue" se fait sentir. Elle a déjà perdu une main et une moitié de visage après que le postier lui ai demandé d'arrêter son cinéma.L'opacité la gagne alors elle fait du bruit et s'endort dans un plaid mauve et fushia en satin bon marché.
 
Illustration : mon vomi de paillettes par MonAgent




 

13:49 Écrit par Julie-tteboussart | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

07/10/2004

ça c'est exactement

Ma ViLaiNe TêTe de pas ConTeNTe-cOntEntE

 

Illustration : ma face de samedi fin de nuit par MonAgent





22:05 Écrit par Julie-tteboussart | Lien permanent | Commentaires (10) |  Facebook |

Dedicace

You’ve heard the story of Jesse James
Of how he lived and died
If you’re still in need of something to read
Here’s the story of Bonnie and Clyde

Now Bonnie and Clyde are the Barrow gang
I am sure you all have read how they were and still
And those who still
Are usually found dying or dead

They call them cold hearted killers
They say they are heartless and mean
But I say this with pride
That I once knew Clyde when he was honest
And a bright and clean

But the laws fold around
Kept taking him down and locking him up in a cell
’Til he said to me I’ll never be free
So I’ll meet a few of them in hell

If a policeman is killed in Dallas
And they have no clue or guide
If they can’t think or find
They just wipe their slake clean
And hang it on Bonnie and Clyde

If they try to act like citizens
And rent them a nice little flat
About the third night
They’re invited to fight by a
Sub gun’s rat tat tat

Some day they’ll go down together
They’ll bury them side by side
To few it will be grief to the law a relief
But it’s death for Bonnie and Clyde


Illustration : Milady Renoir/Matt Gugus







21:58 Écrit par Julie-tteboussart | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

The Twilight Zone


 
THE TWILIGHT ZONE
THE TWILIGHT ZONE
THE TWILIGHT ZONE
THE TWILIGHT ZONE
THE TWILIGHT ZONE
THE TWILIGHT ZONE



19:15 Écrit par Julie-tteboussart | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

06/10/2004

I LOVE YOU SO

Le flot montait, je le sentais qui enserrait mon cou, tordait ma voix devenue rauque de douleur. Fuir ou provoquer la bagarre, jamais les deux, parfois les deux, parfois mais pas toujours...Secouer la rambarde de tes limites pour mieux te reprocher de l'avoir franchie en haussant le ton.Sialorrhée et langue acérée, j'ai craché, craqué, craché.Je marche pieds nus sur l'herbe fraîche et glissante de nos clairières. Je soignerai tes coupures, tu enlèveras les échardes qui se rappellent à moi lorsque l'automne nous surprend en pleine course vers le soleil.Nous sommes.Je t'aime.



17:29 Écrit par Julie-tteboussart | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

ROM


01:27 Écrit par Julie-tteboussart | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

04/10/2004

Tonton

"Mais moi, les dingues, je les soigne. J'vais lui faire une ordonnance, et une sévère... J'vais lui montrer qui c'est Raoul. Au quat' coins de Paris qu'on va l'retrouver éparpillé par petits bouts, façon puzzle. Moi quand on m'en fait trop, j'correctione plus : j'dynamite, j'disperse, j'ventile ! "


19:40 Écrit par Julie-tteboussart | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

03/10/2004

Sunday night

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
s  ch     I    z  O   phr      E  n       I       c
U   s           E l     E       ss
n    U          mb
d   O l     dr     U        ms
A    l         O    n   E
y        E         t
 
n   E    g     A          t  I   V e
gn   O    m  I    n   IOU  s
   A          p
h   U   sk        Y
t   R   OU   bl E   s  O    m     E




20:58 Écrit par Julie-tteboussart | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

Atelier Milady - 01

Je n'aime pas la soupe.

Des heures que je patiente devant cette affreuse nappe dont je connais le nombre exact de carreaux.

"Tant que tu n'auras pas tout mangé, tu ne sortiras pas de table" a-t-elle crié entre deux reniflements.

Prise de colère une heure plus tard, elle a fini par mettre la gamelle au frais, sur la dernière marche de l'escalier de la cave.

Maintenant il me faut affronter le monstre sans tête en plus des choux bouillis. Pour finir le repas, je devrai aller chercher le bol, elle sait que l'idée même m'est insupportable.

Elle se venge parce qu'avant, j'étais dans son ventre et que je lui faisais mal avec mes grands bras.

J'ai trouvé un album photo où elle affiche un rictus affligé au dessus d'un menton que l'on devine tremblant.

Elle n'aimait pas papa, il était aussi plat qu'une table basse.

Je fais des rêves affreux où elle nous découpe tous les deux.

Elle dit que les hommes sont des porcs tout juste bon à faire de la chair à saucisse.

Je me cache souvent sous les draps trop petits.

Je dors encore dans un lit-cage d'où mes pieds débordent.

Elle me retrouve toujours, quelles que soient mes contorsions.

Un jour c'est sûr, elle finira par me manger.

Je suis un garçon, je suis de la chair à saucisse.


20:20 Écrit par Julie-tteboussart | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

Jetez au vent mes tristes cendres

Les lendemains parfois, le nez à la fenêtre, je regarde, je sombre, j'y retourne, c'est plus près qu'on ne croit, la route est familière, le chemin s'ouvre sur un valon, entre les lourds feuillages, tout en bas, dans le creux que forme la jonction de mes humeurs, la flaque de mes émotions, la boue de mes addictions, les "à quoi bon".



19:53 Écrit par Julie-tteboussart | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

A sussurer

Je viendrai te prendre
Je saurai te défendre
Au-delà des frontières
Je foulerai la terre
Je tisserai des chants
Au soir et au levant
Un point pour chaque étoile
Chanson de toile

Je tisserai des chants
Au soir et au levant
Un point pour chaque étoile
Chanson de toile

Nul ne part en guerre
Pour revenir solitaire
Je saurai t'attendre
Chanson de toile

Je tisserai des chants
Au soir et au levant
Un point pour chaque étoile
Chanson de toile

Si loin de ton ciel
Si loin de mon appel
Entends-tu mon coeur
Entends-tu ma ferveur

Je tisserai des chants
Au soir et au levant
Un point pour chaque étoile
Chanson de toile

Je viendrai te prendre
Je saurai te défendre
Au-delà des frontières
Je foulerai la terre

Je tisserai des chants
Au soir et au levant
Un point pour chaque étoile
Chanson de toile


 
- Emilie Simon -
 
Illustration : Rober Howell

19:45 Écrit par Julie-tteboussart | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

High Fidelity

1.  p  l E As U   rE
2.  t   End   Er   nEs  s
3.  rE  spEct
4.  s   E    x
5. tO  hAvE    sOm  E  pE  AcE &  qUI  Et

 
Illustration : Bettina Rheims

19:35 Écrit par Julie-tteboussart | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

02/10/2004

Respiration

Palais gonflé, éternuements saccadés, cage toracique comprimée.

09:58 Écrit par Julie-tteboussart | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

30/09/2004

Mes gens - portraits en mode "auto"

Il m'a piqué le doigt et m'a demandé de l'appeler (J.).
Elle trouve que les ongles roses c'est plus joli que les ongles rouges (R).
Elle finira un jour par être complètement recouverte par ses rideaux de cheveux et elle n'aura plus jamais froid (E).
Il écrit des lettres d'amour et les expose (C).
Il ne sais pas s'il est un gourou, je lui dit qu'il est davantage (P).
Il a décidé aujourd'hui de poser toutes les questions du monde pour justifier le salaire qu'il me tend (MH).
Il voulait faire une fugue, traverser la rue pour aller boire un café en face, juste pour sortir du bureau (PY).
Elle a perdu sa langue dans ma bouche (S).

Elle a décidé d'arrêter de faire la gueule parce que plus personne ne lui parle (M).
Elle apprend des mots compliqué qui définissent son intimité (B).
 
Je voulais aller me promener dans les bois... mais le loup n'y était pas...(J)
 

20:52 Écrit par Julie-tteboussart | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

25/09/2004

Talent

Au Japon, un chimpanzé expose actuellement des toiles dont certaines ressemblent étrangement aux miennes et remporte un franc succès auprès du public et de la critique. J'hésite entre le procès pour plagiat et le saut par la fenêtre.

13:13 Écrit par Julie-tteboussart | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

24/09/2004

"Dans le sein des Saints"

R.I.P.

19:43 Écrit par Julie-tteboussart | Lien permanent | Commentaires (11) |  Facebook |

23/09/2004

Happy birthday

28 ans, dents, nez au vent, botox injections, angoisse de la trentaine, solitude absolue devant le chagrin qui revient chaque année, merci papa, message d'Emmy, petite crise d'asthme, levée tôt pour se préparer un petit dèj de princesse, nez qui coule dans les céréales, jour comme un autre, envie d'être enveloppée, d'écrire la lettre d'adieu qui manque, d'aller à la mer voir la pluie, de crier sur les mouettes qui n'en peuvent rien.
28 ans, nez au vent, des amis, des mains, des sourires, des demains, des chaussettes lignées, des baisers.
 
Soufflez, ça ne s'éteind pas...ça va

07:26 Écrit par Julie-tteboussart | Lien permanent | Commentaires (15) |  Facebook |

18/09/2004

Arrêt, sifflet

A la descente du train, dans la gare grisonnante, je me disais qu'il allait falloir faire preuve de beaucoup de verve pour illuster l'absence totale de matière.
J'ai fait un tour sur mes talons, je suis revenue.
On remplit le frigo-box et on repart pour une nouvelle excursion.

16:47 Écrit par Julie-tteboussart | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |